vendredi 09 février

Femmes qui courent avec les loups

Clarissa Pinkola Estés. On connaissait tous le film … mais le monument que je vous enjoins de lire est encore plus … redoutable. Le mot est pesé, puisqu’il ne s’agit de rien d’autre que : 

Femmes qui courent avec les loups

Psychanalyste et conteuse, fascinée par les mythes et les légendes, l’auteur nous emmène dans une fouille de l’inconscient féminin en invoquant les représentations les plus diverses, de Vénus à Barbe-Bleue, en passant par la petite marchande d’allumettes. Merveilleux voyage au pays de l’identité féminine.

Alors ? Un mythe, la femme sauvage ? Peut-être pas ! Il ne tient qu’à chacune de la réveiller !

Vous l'aurez compris : cette lecture n'est pas exclusivement réservée aux femmes ...

Clarissa Pinkola Estés, Femme qui courent avec les loups, Histoires et mythes de l’archétype de la femme sauvage

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jeudi 08 février

Onze jours

2 fermes perdues dans la solitude de l'Iowa
1 premier corps atrocement mutilé ...
11 jours pour mener l'enquête, pas un de plus ...

Tu voyages en eau trouble et c'est encore mieux que l'atmosphère de Seven.Ambiance lourde de rituels, de sacrifices supposés. Un climat qui te perturbe, te frissonne dans l'échine. Tu sais déjà que tu ne t' en sortiras pas indemne. Onze jours et tu voudrais qu'ils ne finissent jamais, même si l'attente est insupportable.

Plume sobre, pointe sèche. La fiction très vite se dilue dans le venin de l'enquête. Implacablement réelle. Peut-être parce que Donald Harstad n'a pas besoin de se pencher bien loin pour puiser son inspiration. Peut-être parce que Donald Harstad est lui-même policier et s'inspire d'une enquête qu'il mena,
Loin,très loin là-bas,
Dans la campagne
Du vaste Iowa,
Si près de
Toi.


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mercredi 07 février

La quadrature du cercle

Voilà ! Vous avez bien réfléchi et trouvé une manière très originale de lui re-déclarer votre flamme ! Cette année, rien ne vous arrêtera … Saint Valentin n'a qu'a bien se tenir !

Et d’abord, vous procurer La dernière méthode Assimil, celle que toute la France septentrionnale s’arrache : Parle-moi ch’ti.

Quand la reine des méthodes d’apprentissage s’attaque au parler picard, difficile de résister. Quelques appréhensions ? Voyons ! Un peu de nerf ! Vous n’aurez qu’à commencer par l’incontournable « je t’aime », lequel, chez un néophyte, ressemble plus ou moins à « j’ t équerre » … Facile !

Rassuré ? Oui, je sais, les puristes s’indignent déjà de ma pauvreté verbale, mais voilà un outil mnémotechnique comme un autre …
A moins que votre mémoire ne vacille sous le coup de l’émotion et ne donne un malheureux « J’ té compas » ou un dramatique « J’ té règle » …

Mais vous y arriverez ! Ce n’est point là votre première (ni dernière) croisade linguistique, et, comme le proclamait si bien Robin Williams dans Le cercle des Poètes Disparus : « Les filles s’évanouiront » … Vous n’en demandez pas tant, bien sûr, une seule vous suffira !

La vie n’est qu’un éternel retour aux sources et les vôtres baignent en Terre du Nord …

Parle-moi ch’ti, Alain Dawson, Assimil Langues régionales

 

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dimanche 04 février

Pastiche ! Vous avez dit pastiche ?

Instant vécu :  

_  Ah bon ! Ils le font payer maintenant, à La Redoute, leur catalogue ??!!

_ Ben oui ! Enfin ! Et ils te remboursent à la première commande ...

 
Je connaissais l’illustrissime Vie d’un Sandwich, du non moins célèbre Woody Allen. Une parodie de biographie aussi savoureuse que subtile … mais mon propos n’est point de vous faire un cours sur l’art de la parodie, les joies du pastiche …
A ceci près qu’il serait plus que regrettable, en ce moment, de manquer ces deux bijoux du genre, j’ai nommé tout d’abord une copie plus que fidèle du catalogue de la Redoute (excusez du peu), tout simplement renommée LA DEROUTE, par Nicolas Simarik. Aucun mannequin professionnel, encore moins de prêt à commander, mais certaines acheteuses même s’y méprennent (Sachez Mesdames que vous n’êtes pas les seules !)

 Autre instant de bonheur et d’humour, la lecture de ce petit bijou, aussi littéraire que gastronomique, (rien d’étonnant à ce que je me sois jetée dessus !) : La soupe de Kafka, de Marck Krick, chez Flammarion. Où comment associer le plaisir de vraies recettes et celui du pastiche littéraire … A moins que ce ne soit l’inverse, tant l’exercice et le style sont réussis. Entre un tiramisu (Avouez-le ! ça change des madeleines !) à la Proust et une sole dieppoise à la Jorge Luis Borges, ma fourchette balance !

 

   

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mercredi 31 janvier

Le lièvre de Vatanen

Ce roman d' Arto Paasilinna vient d'être adapté au cinéma. Je n'ai pas vu le film, mais l'affiche, aperçue de très loin (ce qui, en langage myope, signifie à plus de 2 mètres) m'a semblé belle. C'est important !
Ajoutons que le dénommé Vatanen y est joué par Christophe Lambert. Que l'on peut écrire sur lui tout ce que l'on veut, moi, j'ai encore dans les yeux (et là, bizarrement, plus n'est question de myopie ...) Greystoke et Highlander (le n° 1, s'entend) et le sublime Subway. Voilà.
Mais, si je reprends mes chemins livresques aujourd'hui, c'est aussi pour vous dire : attention ! Petit bijou de littérature.
Beau, simple et poétiquement décalé. Tout ce que j'aime dans un livre !
En ce moment, mon Ipod est sagement rangé au fond de ma besace. Silence ! Je lis ...

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dimanche 07 janvier

REFLEXIONS MENAGERES !

Amusant, cette autre recette de galette des rois ! Je viens de la dénicher dans ma bible des bibles : La Bonne Cuisine de Madame de Saint-Ange, chez Larousse, 1929 pour mon édition. Précision utile …

Pour joyeux étourdis ayant totalement zappé l’achat obligé de la galette … (Et pourtant, ce n’est pas faute de la voir trôner dans les vitrines de votre boulanger depuis … bien (ou trop) longtemps …)

Pour ceux que la frangipane laisse de glace,
pour celles que la compote rend pâlottes …

Enfin, pour les curieux, les testeurs de rêves

Cette délicieuse Madame de Saint ange préparait elle même sa pâte brisée ! Bien sûr, à l’époque, sans doute eut-il été impossible de concevoir l’idée de l’acheter toute prête. D’ailleurs, je me demande si le réfrigérateur avait colonisé les cuisines …

Puis, avec le rouleau, elle l’étendait « comme une pâte feuilletée » … Froncement de sourcils : cela se complique. Pour quelle pâte dois-je aujourd’hui opter ?!!!

Anxieuse, je poursuis ma lecture. Ah ! C’était un temps où l’on avait le temps … Ainsi, la cuisinière était ensuite invitée à « donner trois tours avec repos de dix minutes entre chaque tour » … Je laisse chacun apprécier comme il l’entend cette recommandation, et me décide alors à sortir du frigo un rouleau de pâte feuilletée. Je préchauffe mon four. Chez Madame de Saint Ange, le verbe « préchauffer » n’existe pas ! On se chauffait et on cuisinait autour du même fourneau.

Suis-je au bout de mes peines ? Que nenni ! Mon interlocutrice a décidément l’art de compliquer les choses. Elle m’enjoint désormais à « Ramener les quatre coins du carré de pâte vers le milieu ». Tempête dans mon esprit. Entends, lecteur, mes soupirs d’exaspération !

Dieu merci, je découvre très vite que cette subtile manœuvre n’a pour but que de m’amener à donner une « forme ronde » à ma pâte. Me voilà sauvée !

Par la même occasion, me dis-je, je saute la corvée du rouleau et de l’aplatissage
à « un bon doigt ». Quoique … en y regardant de plus près, ma pâte prête à l’emploi (papier sulfurisé y compris) n’arbore pas vraiment cette épaisseur …

Sans doute me sera-t-il difficile, voire impossible, de la « taillader sur les bords », de la « rayer avec les dents d’un fourchette », de la  « piquer de part en part dans quatre ou cinq endroits », sans oublier de « l’inciser », bien sûr, afin d’y glisser la fève … Un vrai massacre !

Finalement, timing très serré oblige, j’abandonne (à regrets) Madame de Saint ange et transforme mon fond de pâte en tarte à la bière et à la cassonade (voir l’un de mes précédents posts) puis dévie ma royale envie sur ma recette du quatre-quarts. Deux valeurs sûres ! Après tout, un quatre-quarts des rois, pourquoi pas ?!

Madame de Saint Ange m’a au moins appris aujourd’hui que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même … surtout lorsque, comme moi, on se jette sur une recette avant même que de l’avoir lue jusqu’au bout … Peu rancunière, je la garde tout de même dans mes livres de référence, ne serait-ce que pour ses titres de recettes : Galette de Plomb, Gâteau Tante Zoé, Gâteau à la casserole, Gâteau de Five O’Clock … et ses incontournables conseils à la ménagère.

 

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jeudi 14 décembre

Rêves de Yak ...

Il habite sur le toit du monde,
Au bord du lac mauve ...
Suis-le dans la grande vallée
Jusqu'au pays de Tara ...

Passer de l'autre côté du col,
Suivre la route de la caravane de sel,
Etreindre l'arbre aux mille feuilles qui dansent
Traverser la forêt de rhododendrons ...

Deux enfants, un yak au poil noir comme la nuit
Et l' immensité ...
Ingrédients pour belle aventure,
Tendre quête poétique.

C'est dans L'enfant du toit du monde, chez Magnard, collection "Que d'histoires !"
Texte de F. Guillaumond, Illustrations de V. Dutrait.

Rando idéale pour futurs lecteurs débutants ! De 5 à 7 ans, du casse-cou à la rêveuse 
Leurs bottes déjà s'enfoncent dans la neige ...

Posté par tarabiscotta à 22:21 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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mardi 28 novembre

SPLENDINI !

Frais, tendrement décalé, drôle, poétique ...
Vous étonnerai-je en vous confiant que j'adore Woody Allen ?
Scoop, son dernier film ...
En magicien raté, flanqué d' une incroyable apprentie journaliste : j' adore !
Voilà !

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lundi 20 novembre

PEUPLE DES GLACES

"Dans la nuit polaire sombre et belle, d'égal à égal,
deux enfants des glaces se sourient.
Et côte à côte, leurs deux rires enlacés
dansent ..."

Le secret de Mikissuk, Un voyage au pays des Inuits, Isabelle Lafonta, Barroux.   Hatier

Beauté, fluidité, pureté des mots et des illustrations.

Quand les enfants rêvent de nuits polaires,

Dansent sur la banquise.

Quand vingt mots suffisent à peine à décliner les textures de la neige !

A partir de six ans ...

 

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mercredi 09 août

PLUS QU' UN ROMAN

Il y a des bouquins qui vous marquent plus que d'autres ...
Banalité ? Oui, sans doute ...
Et moi qui en lit pas mal, tout de même ... je viens de retrouver Howard Buten perdu au fond d'un vieux carton de déménagement. Honte sur moi ! Si d'aucuns connaissent le très célèbre "Quand j'avais cinq ans ..." - l'un des rares, d'ailleurs, que je n'aie jamais lus de lui - moi je porte un amour fou à "Monsieur Butterfly" et je reste médusée devant Bet dans "quand est-ce qu'on arrive ?".

Voilà. C'est dit. Pleine page pour Monsieur Buten.

Posté par tarabiscotta à 09:42 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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